Belle journée encore sur la
capitale italienne. Après un départ fort matinal, nous entamons le riche
programme du jour par le mausolée des fosses Ardéatines, lieu d'un massacre
perpétré par les nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Séquence émotion
pour certains, c'est déjà pas mal.
Un coup de bus plus tard (et
quatre ralentissements), nous rejoignons le Foro Italico, complexe sportif et
fasciste à la fois. Sous un ciel bleu lazial (du club de foot local), les
élèves découvrent le Stade des Marbres qui donne furieusement envie de jouer à
la baballe sous le regard de pierre des statues à l'effigie
d'Hercule. « On dirait le stade d'Astérix et Obélix ! ».
On s'extasie sur la hauteur de
l'obélisque, on admire les mosaîques à la gloire de Mussolini et vient le
moment toujours attendu et décevant à la fois du pique-nique. Attendu car les
ventres sont vides, décevant car les paniers-repas demeurent bien chiches. Trop
chiches pour certains qui de leur propre chef choisissent de se ravitailler de
l'autre côté de la grande avenue qui fait peur à tout adulte un peu sensé dès
lors qu'il s'agit de la traverser en toute sécurité.
La sanction tombe donc, aïguisée
comme une lame, pointue comme un couteau, chauffée comme une flamme, puissante comme un fusil d'assaut,
inspirée par les lieux sans doute : les coupables sont privés de téléphone
jusqu'à nouvel ordre. Tel est le prix de la sécurité.
| première prise d'otage |
La mosaïque remarquablement
circulaire devant le stade est l'occasion d'un bel exercice de mathématiques
appliquées : mesure du rayon, calcul de la circonférence... Que des
souvenirs d'enfant finalement. En parallèle, quelques garçons s'amusent avec
une bouteille d'eau tandis que d'autres s'initient au pas de l'oie. C'est beau
les enfants : un rien les amuse.
| Marche fasciste digestive |
Retour vers le centre et le château San Angelo, tout près de la Basilique Saint-Pierre, qui a l'avantage d'offir un point de vue unique sur la ville. Le spectacle est tel que même les plus sensibles à l'altitude prennent un immense plaisir à le contempler.
Après les vertiges, on replonge dans la Rome grouillante et surpeuplée en direction de la piazza Navona. Là, dans un cadre sécurisé par l'armée locale, les élèves en profitent pour réaliser quelques emplettes pour leurs proches. Tout n'est pas magnifique mais l'intention est belle.
On enchaîne vers le Panthéon et
miracle sans cesse renouvelé, on ne perd personne ! Ce n'est pas l'envie
qui nous manque pourtant...
La déambulation se poursuit vers
l'église Saint Ignace de Loyola, très baroque, très décorée, très trompe-l'oeil
que nous devons pourtant quitter rapidement car le Président de la République
italienne arrive séance tenante. « Ah bon ! Y a François
Hollande ? »
Notre petit tour de 10 kilomètres
à pieds s'achève du côté de la fontaine de Trévi pour une dernière pause dédiée
à la consommation touristique. D'ailleurs, petite remarque en passant :
ils ne connaissent pas Mac Donald's, vos chers petits ? Parce que c'est
l'hystérie dès qu'ils voient un grand M jaune.
| On en avait déjà 52, voici le 53éme ! |
![]() |
| Victoire de la beauté de Rome sur la phobie des hauteurs |
| "C'est un calendrier, ça ?" |
| "Rosace !!!!" |
| Assez pour ce soir ; on déconnecte un peu ! |





Merci à l'équipe encadrante pour ces retours quotidiens, c'est un vrai plaisir de vous lire et de vous voir.
RépondreSupprimerOui, merci aux enseignants pour ce blog écrit avec beaucoup d'humour et qui nous permet de suivre les visites et périties de nos chérubins en Italie.
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