Citations de la nuit :
« Ma sueur sent le daim » (Raphaël L.)
« Madame, aidez-moi à rattraper mon étron, s'il vous
plaît » (la Traître)
« C'est bon je l'ai retrouvé : je suis assise
dessus » (la Traître)
Minuit : nous voilà pris dans un interminable bouchon
dû à des travaux. Cela n’empêche pas nos chers élèves de souhaiter
« joyeux anniversaire » à Ayoub avec un bel entrain. Trop mignon.
Ce qui est moins touchant, c’est
le temps perdu qui met en péril le programme des visites. Du travail en
perspective pour notre accompagnateur de choc, Benjamin.
Journée de lundi
Le calme finalement a gagné peu à
peu le bus (après quelques sourcils froncés et deux ou trois jurons poussés) mais
l’arrivée dès potron-minet à Rome et ses éternels bouchons réveille même les
plus fatigués.
Miracle de la circulation romaine
ou maestria du chauffeur (penchons pour la seconde solution) le petit déjeuner
est pris en temps et en heure. Naturellement, les appétits aiguisés et
juvéniles font grise mine devant la particularité des croissants
italiens : « Ah ! Ils ne sont pas comme en France ! »
Ben non.
Nous entamons sous une fraîche
brise nos déambulations romaines. Le hasard
des rues nous fait passer devant la fontaine de Trevi (« un parc à loutres
d’un hôtel de Las Vegas » selon certains) avant de nous mener à notre
première visite du séjour : la Villa Borghese. Ce grand parc permet la
réalisation de notre première photo de groupe (dédicace à M’dame A. !) avant d'admirer moultes sculptures du Bernin et des
toiles du Caravage. Ah on est bien, Tintin !
Il paraît que, déjà, certains
élèves sont tout chose d’avoir dépassé les frontières du département et très
heureux de se promener dans une capitale européenne (on fait un beau boulot,
quand même). Bon, ça ne nous empêche de les faire marcher encore un petit coup
avant d’arriver au restaurant où nous attend une bonne pizza.
| Petite marche digestive au bord du Tibre. On passe devant la basilique Saint-Pierre : « C’est le Bataclan ? ». Heu…. |
Devant les étals de souvenirs :
« Pourquoi y a le pape partout ? ». Heuuuuu….
Nous entrons sans encombre dans
le Vatican. Certains loulous prennent conscience que oui, on va voir la chapelle
Sixtine : « C’est le plus beau moment de ma vie. » (on fait un
beau boulot, quand même - bis).
Tapisseries, cartes géographiques,
sculptures, fresques murales, plafonds : on en prend plein les mirettes. Arrive
enfin la chapelle et son fameux plafond : « Ah c’est Zeus
là ?
-
Ben non, on est Vatican : c’est Dieu. Et
sur cette fresque, il sépare la lumière des ténèbres.
-
Ah mais c’est lui qui a fait ça ? ». Bon,
y a encore du boulot…
| Monsieur, le titre c'est l'ananas de Rome ? |
| "lui, c'était un cuisinier ? ... on le voit à la toque..." |
Au bilan, une bien belle journée
qui devrait assurer à tous une bonne nuit de sommeil car au cours de ces
visites, plus de 12 kilomètres ont été parcourus et nos chers adolescents
semblent bien éreintés : de vrais corps de lâches (maux aux pieds, aux
yeux, aux genoux, au ventre, partout : « mes jambes, c’est de la
guimauve ! ») qui n’aspirent plus qu’à dormir dans le bus. Mais c’est
hors de question : c’est la nuit que l’on se repose, pas avant, non mais ! Notre reporter part
donc, au péril de sa vie, dans un reportage-photo choc et vous livre ses
meilleures captures des corps de lâches.

Serait-ce l'étron d'Oxford ? signé" Mister B.
RépondreSupprimerCelui-là même. Vous auriez pu mettre un veto, quand même !
SupprimerElles sont superbes ces photos ! Quel plaisir de (re)découvrir ces antiquités, un alcatel...Par contre, le reporter ne dit pas si la lycéenne italienne a été elle aussi interrogée par les carabiniers pour diffamation.
RépondreSupprimerBon courage pour demain. J'attends le récit des nouvelles aventures.